Bio

Multi-instrumentiste, compositeur, réalisateur, dilettante, polymathe : Emmanuel Alias est tout ça, en plus d’officier en tant qu’ALIAS, projet rock tentaculaire et polymorphe via lequel il expérimente et crée de façon effervescente et DIY depuis 2020. Aficionado d’une pléthore de genres musicaux, il synthétise ses intérêts de manière idiosyncratique, avançant un rock psychédélique s’inspirant ici du psych,là du dance-punk ou du hip-hop, avec en proue des thèmes tordus et hallucinés. 

Issu de 9 ans de jazz au Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence, il débarque au Québec il y a 10 ans et commence à travailler en musique à l’image chez XS Music, participant notamment à la composition de musiques pour les séries Big Little Lies et Sharp Objects (toutes deux diffusées à HBO) et pour nombre de productions du Cirque du Soleil, en plus d’officier comme réalisateur et directeur musical pour Musique Nomade, travaillant notamment avec l’artiste pluridisciplinaire Oji-Crie et Mi’gmaq Anachnid (nommé à l’ADISQ et sur la longue liste du Polaris). Il a aussi collaboré à différents niveaux avec blesse, Vincent Khouni, Safia Nolin, Kanen et Beyries. 

Et, à travers un emploi du temps qui serait déjà en masse garni, il s’affaire constamment à développer son projet éponyme, façonnant des trames rock élastiques, cathartiques, angoissantes, lénifiantes, sur lesquelles il joue de tous les instruments. Perméable autant qu’insatiable, il emprunte au canon pour le traverser d’ambivalences, de dissonances, de fuzz et de changements de rythmes : tout peut y passer, tout y passera. 

Premier jet d’ALIAS, l’EP It’s Not Funny So Stop Smilin’, courte collection de brûlots garage peaufinés, paraît en 2021 sous Simone Records. Toujours la tête dans la suite, il se met rapidement à la rédaction d’une histoire de tueur en série qui servira de trame de base pour Jozef, un album-concept comme une odyssée psych aussi sombre que fascinante, toutes guitares devant, livré l’année suivante sous la même bannière. 

C’est avec la sortie de Jozef que le projet prend son élan – traversant les festivals du Québec et déployant une tournée française (partageant la scène avec Bass Drum Of Death, Death Valley Girls et Royal Blood, le menant notamment devant une foule de plus de 10 000 personnes au festival de Beauregard) en passant par la Canadian Music Week à Toronto et le festival New Colossus à New York. L’album récolte aussi des critiques élogieuses : Jack de Canal+ prononçant que « [Jozef] rappelle les meilleurs jours de Beck et Eels, le talent de Ty Segall et la folie de Thee Oh Sees » et France24 avançant que « Les fans de Jack White […] ne vont pas être déçus ». 

La tête toujours dans la suite, disions-nous : son deuxième album, sortira en 2024, toujours sous Simone Records. Résolu à défier les attentes et à ne jamais passer deux fois par le même fleuve, ALIAS y troque complètement les guitares contre les synthés (Mini-Moog, Prophet 5) et l’orgue, manipulés à travers des séries d’effets afin de brouiller les pistes tout en augmentant leur présence. Pivotant vers le dance-punk, le rock motorik et les sonorités du renouveau post-punk des années 2000, il éclate ses cadres en se remettant au spoken words, en mettant trois fuzz en série sur sa basse et du phaser sur l’orgue, en doublant les batteries et en invitant des nouvelles voix en featuring à découvrir.

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